J’ai pris beaucoup de retard. En fait j’avais décidé d’arrêter d’écrire. L’expérience devenait un peu trop intérieure pour que je trouve quelque chose à écrire sans que ça soit intime. Suite à une demande maternelle, je vais tout de même essayer. OP2, c’est l’OP détestée. La pire. C’est le moment où on perd en quelque sorte sa famille et ses amis d’un coup. Un hélico et puis s’en va. Parfois le Marion est détesté.

D’un autre côté c’est l’arrivée des nouveaux militaires, chef de district, cuisiniers et ouvriers. Les premiers pas d’une mission qui va avoir la chance de découvrir une île, une vie, une ambiance si particulière et intense. A nous dans un premier temps de leur faire découvrir les beautés de l’île, la vie pratique sur base, les accueillir, découvrir et intégrer, avant de transmettre le flambeau. Imaginez une coloc à 20 où d’un coup les 2/3 des habitants changent. Il faut un peu de temps pour s’habituer.

Cette OP était également très particulière pour moi, puisque ma mère avait la chance de pouvoir me rendre visite. C’est génial de pouvoir montrer où l’on a vécu pendant un an, dans des territoires qu’elle m’avait fait découvrir par la lecture dès mon enfance. Elle semble en avoir bien profité même si le temps n’a pas été au beau fixe (l’hiver austral n’est pas forcément la côte Sud en Août). Au moins si je peux être fier de quelque chose, c’est bien de ça !

Le printemps-été revient, il me reste quelques rares endroits à découvrir sur l’île, tout en préparant l’arrivée de nos successeurs. Plus ça approche, moins c’est loin (Lapalisse).

Erwan